Parking et résidence
Caméras de parking souterrain : où les placer et combien en prévoir
Dans un parking souterrain, ce n'est pas le nombre de caméras qui fait la différence, c'est leur emplacement. Voici comment on raisonne quand on visite un parking de copropriété.
Quand on descend dans un parking avec un conseil syndical, la première question est presque toujours « combien de caméras ? ». La bonne question est plutôt : par où passent les gens, et où peut-on voir leur visage ? Un parking a peu d'entrées et beaucoup d'angles morts. On filme d'abord les passages obligés.
1. L'entrée et la sortie des véhicules
C'est la caméra la plus utile, et la plus difficile à régler. En journée, la rampe est en plein contre-jour : une caméra ordinaire ne montre qu'une silhouette noire. Il faut une caméra à large plage dynamique (WDR), un cadrage serré sur la zone où la voiture ralentit devant le portail, et une hauteur qui permette de voir à la fois la plaque et le conducteur.
Une caméra grand angle placée au fond de l'allée « pour tout voir » ne lira jamais une plaque.
2. Les accès piétons
Escaliers, sas, portes d'ascenseur, porte de communication avec les caves : c'est là que les personnes passent à moins de trois mètres de l'objectif. C'est donc là qu'on obtient les meilleures images de visages. On les oublie souvent au profit des allées, alors que ce sont elles qui servent le plus pour une plainte.
3. Les allées
Les allées servent surtout à comprendre ce qui s'est passé : quel véhicule a été visité, à quelle heure, par qui. Les poteaux créent des angles morts : on place les caméras dans l'axe des allées, en bout de rangée, avec un infrarouge dont la portée couvre toute la longueur. Une caméra par croisement est souvent plus efficace qu'une caméra tous les dix mètres.
4. Les locaux annexes
Local poubelles, local vélos, couloirs de caves au même niveau : ce sont les endroits où les dégradations coûtent cher à la copropriété, et où la seule présence d'une caméra suffit souvent à calmer les choses.
Combien de caméras, alors ?
| Parking | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Un niveau, une vingtaine de places | 3 à 5 caméras : rampe, accès piétons, une ou deux allées |
| Une cinquantaine de places | 6 à 10 caméras |
| Plusieurs niveaux | On raisonne niveau par niveau, plus les rampes entre niveaux |
Ce sont des ordres de grandeur. Le nombre exact dépend des poteaux, de la hauteur sous plafond, de l'éclairage et des endroits où les problèmes reviennent. Il se fixe sur place.
Ce qu'il ne faut pas filmer
L'intérieur des box fermés, qui sont des parties privatives, et les places au point de voir ce qui se passe dans les véhicules. Les caméras filment les circulations communes.
Les erreurs qu'on voit le plus souvent
- Une seule caméra grand angle à l'entrée, en contre-jour : inutilisable en journée.
- Des caméras posées trop bas, arrachées ou retournées au bout de quelques semaines.
- Un enregistreur dont le disque est plein depuis des mois, sans que personne ne le sache.
- Un infrarouge qui éclaire un mur blanc à deux mètres et rend le reste de l'image noir.


